Denise Gautier dit St-Germain
Denise était l'aînée des enfants de Germain Gauthier et de Jeanne Beauchamp. Elle vit le jour à Repentigny où demeuraient ses parents. Son acte de baptême n'apparaît pas au registre de cette paroisse non plus qu'à celle de la Pointe-aux-Trembles. de 1670, année de la fondation de Repentigny jusqu'à 1687 ou environ, le territoire en fut généralement desservi par un missionnaire, celui de Boucherville au début, et ensuite, celui de Lachenaie. L'acte de baptême de Denise fut-il comme maints autres à cette époque, « victime » des circonstances, i.e. perdu ou simplement omis par oubli?
Son nom toutefois
figure avec celui de ses parents au Recensement de 1681. Cest le premier document
qui permet de savoir lannée de sa naissance. On y énumère en effet parmi les
habitants de cette seigneurie,
« Germain
Gauthier 34; Jeanne Beauchamp sa femme, 20; Denise, leur fille 2; 2 fusils, 4 bêtes à
cornes; 11 arpents en valeur. »
Denise avait
cinq ans lorsque en 1687, ses parents quittèrent Repentigny pour aller demeurer à
Boucherville. On sait que la Bienheureuse Marguerite Bourgeois elle-même, et ce
probablement dès 1668, donna à Boucherville les premières leçons de l`instruction
primaire. Ses surs continuèrent ensuite plusieurs années à y venir pendant
lété faire lécole aux petites filles. Denise fut vraisemblablement du
nombre de leurs élèves; elle savait bien signer son nom comme le prouvent les actes
notariés auxquelles elle fut partie. Ce nétait pas le cas de ses deux frères
cadets Jean et Pierre.
Denise
Gauthier avait vingt-et-un ans lorsque le 8 novembre 1700, elle épousa à Boucherville
Philippe Payet dit St-Amour de la Pointe-aux-Trembles. Leur acte de mariage est consigné
en ces termes au registre de la paroisse de la Ste-Famille :
« Le
8 Nov 1700, après la publication des trois bans ordinaires faites aux messes paroissiales
des églises de la Pte aux Trembles et de Boucherville le 31 oct Et le premier et le 9 nov
1700 auxquels ils ne sest trouvé aucun empêchement ai marié Philippe Payet,
âgé de 28 ans, fils de Pierre Payet dit St-Amour et de Louise Texier habitants de la
Pointe au Tremble de Montréal avec Denise Gaultier âgée de 21 ans fille de Germain
Gaultier et de Jeanne Beauchamp, habitants de Boucherville et leur ai donné la
bénédiction nuptiale en présence des pères et mères des époux et de Nicolas Gervaise
et de Pierre Couturier parents et amis des époux qui ont signé avec l`épouse »
signé
R. de la Saudraye
Nicolas
Gervaise
Dense Gautié
P. Couturier
(Signature de Denise à son mariage.)
La veille, « le 9 nov après-midy, en la Cotte
St.Joseph, en la maison de Jermain gautier, pardevant Marien Tailhandier, notaire de la
terre et seigneurie de Boucherville » les futurs époux avaient passé contrat de
mariage en présence de leurs pères et mères respectifs et de leurs proches assemblés
à cette fin. Les contractants sunissaient sous le régime de la communauté de
biens selon la coutume de Paris alors suivie en ce pays. Chacun, au cas où il ny
aurait pas denfant né de son mariage faisait son conjoint bénéficiaire
usufruitier de tous les biens meubles et immeubles lui appartenant à son décès, à la
mort du dernier vivant les biens devant retourner pour une moitié aux héritiers de
Philippe Payet et pour lautre moitié, à ceux de Denise Gauthier (M. Tailhandier,
7-11-1700).
À noter
parmi les témoins tant à la bénédiction nuptiale quà la signature du contrat de
mariage, Nicolas Gervaise et Pierre Couturier. Tous deux étaient des beaux-frères de
Philippe Payet comme ayant épousé, le premier, Madeleine et le second Marguerite Payet.
Pierre Couturier, maître-maçon bien connu, a construit le Château de Ramezay et
léglise de Boucherville.
Cinq mois
avant son mariage, Philippe Payette sétait vu concéder par le Séminaire de
Québec, une terre de 3 arpents de large x 20 de profondeur située dans lÎle
Jésus et tenant sur le devant à la Rivière des Prairies (G. Raimbaut, 20-6-1700).
Cest
donc à St-François de Sales que sétablit le jeune couple. Le registre de cette
paroisse en témoigne. Le 28 avril 1702, il y est fait mention du baptême dAgathe
Payette, leur fille qui ne devait guère vivre plus dun an. On lit en effet, dans le
registre de la Pointe aux Trembles que :
« Lan
1703 et le second du mois de juillet a Esté enterée agathe fille de Philip payet et de
Denise St-Germain, sa femme de la paroisse de lîle jésus : plusieurs y ont
assisté »
sign.
B. Sicart
N.
Senet
B. Roche, curé
Si pénible
que peut être pour Denise Gauthier la perte de cet enfant, une épreuve bien plus grande
encore fondit en même temps sur elle. Après moins de trois ans de mariage et huit jours
seulement après le décès de sa petite fille, elle avait la douleur de perdre son mari.
Le même registre de la Pointe aux Trembles latteste en ces termes :
« Lan
1703 et le 10e du mois de juillet a Esté Enterré philip payet dit St.Amour
habitant de lile jesus par moy B. Roche faisant les fonctions curiales , plusieurs
personnes y ont assisté »
signé
Beaudry
N. Senet
B. Roche, curé
Denise
Gauthier se trouvait donc veuve et sans enfant moins de trois ans après son mariage. Sa
vie allait, de ce fait, prendre une orientation bien différente de celle quelle
avait prévue. Par son contrat de mariage avec Philippe Payette, elle sétait vu
garantir, sa vie durant, advenant le prédécès de son mari, lusufruit de la part
de celui-ci des biens de leur communauté. Ce ne pouvait être quun très modeste
revenu et subordonné à la mise en valeur de la terre de St-François. Il ressort
dun accord conclu entre Louise Tessier et ses enfants (N. Senet, 10-2-1719) que l`un
de ceux-ci, Pierre, le junior, avait acheté de Denise Gauthier, sa belle-sur, sa
moitié de la concession de lÎle Jésus ainsi que ses droits usufruitiers sur
lautre moitié quil avait également acquise de ses frères et surs
héritiers chacun pour leur part du défunt Philippe. Quand cette transaction avait-elle
eu lieu? Laccord de 1719 ne le dit pas mais mentionne quelle eut lieu devant Me
Antoine Adhémar
Lacte toutefois ne se trouve pas dans son minutier
Un autre
document qui se trouve au minutier du notaire Loiseau, conduit aux mêmes conclusions. Il
sagit dune quittance :
« par
laquelle Denise Gautier, Vve de défunt Philippe Payet
a reconnu avoir
reçu cinquante livres en cartes bonnes et ayant cours et soixante-quinze livres avant les
présentes, de Pierre Payet son beau-frère demeurant à lÎle Jésus pour la somme
de cinquante livres, reste vingt-cinq livres que led Payet promet payer dans le mois de
février venant de 1736 sans préjudice à la rente que led Payet doit à ladite Gauthier
suivant une pension que led Payet lui fait pendant sa vie pour une terre appartenant du
défunt Philippe Payet
» (A. Loiseau, 4-2-1735)
Cette rente
viagère ainsi que le fruit de la vente de sa moitié de la concession de lÎle
Jésus et sa part de lhéritage de ses père et mère lui permirent non seulement de
subvenir à ses besoin, mais encore, dêtre généreuse et charitable à
loccasion.
Le
répertoire du notaire Antoine Adhémar fait mention en date du 14 juillet 1707 dun
« délaissement
par Denise Gauthier Vve Philippe Payet à son beau-frère et donation en
avancement dhoirie par Pierre Payet beau-frère en son nom et celui de sa femme à
leur fils Pierre ».
Malheureusement,
la pièce manque aux minutes.
Quadvint-il
de Denise Gauthier durant les premières années qui suivirent le décès de son mari? Il
est fait mention delle un an après cest-à-dire le 11 avril 1704 au registre
paroissial de la Pointe-aux-Trembles alors quelle y fut marraine dAngélique,
fille de ses beaux-parents, Pierre Payette et Louise Tessier ce qui peut laisser croire
quelle vécut quelques temps avec eux. Ensuite, cest à Boucherville
quon la retrouve le 20 septembre 1708 elle
y est présente à la signature du contrat de mariage de sa sur Marie-Françoise
avec Pierre Botquin et le 23 oct. 1709, elle est marraine de François Denoyon fils de
Jacques et de Marguerite Stébenne, habitant comme ses parents de la Côte St-Joseph.
Lacte précise que la marraine demeurait à Boucherville. Selon toute vraisemblance,
cest en 1708 quelle y revint pour demeurer chez ses parents. Françoise, sa
sur cadette, en se mariant au mois de septembre de cette année-là, laissait sa
mère seule pour vaquer à lentretien de la famille. Il y avait encore à la maison
paternelle, outre son père et sa mère, cinq enfants âgés respectivement de 17, 12, 9,
7 et 4 ans. Dautre part, il est bien possible que la santé de Jeanne Beauchamp, sa
mère, ait commencée à décliner vers ce temps-làelle devait mourir deux ans plus
tard. On comprends que dans ces conjonctures, Denise dût être accueillie à bras ouvert.
Le reste de sa vie, soit une période de quarante ans sera consacré au service des siens.
Après le
décès de sa mère qui survint en 1711, elle assuma seule la charge de la maison et le
soin des plus jeunes enfants, dabord un an à la Côte St-Joseph, puis à compter de
lautomne de 1712, au village de Boucherville, rue Notre-Dame où son père
sétait retiré et où il mourut en 1719.
Au partage
des biens de la succession de Germain Gauthier et de Jeanne Beauchamp, leurs enfants
majeurs, notamment Jean et Pierre Botquin, tuteur et subrogé tuteur des mineurs du
consentement de Pierre, de François et de Marie-Françoise sentendirent pour vendre
à Denise « qui y demeurait avec les mineurs » leur part respective de
lemplacement et de la petite maison de la rue Notre-Dame « pour le prix de cent
cinquante Livres Et En considération des bons soins que ladite denise gautier a toujours
Eut Et promet avoir pour lesd. Enfants mineurs ses frères et sur
»
(M. Tailhandier, 22-1-1720)
Le bourg de
Boucherville pour important quil fût alors ne couvrait guère plus dune
douzaine darpents en superficie morcelée en une soixantaine demplacements
dinégale étendue et distribués sur six rangs ou « lignes » qui couraient
parallèlement au fleuve depuis lactuelle rue Lapierre au nord-est jusquà
celle de Pierre Boucher au sud-ouest et sétendait en profondeur aux approches de la
rue St-Charles. La maison de Denise Gauthier, rue Notre-Dame était lavant-dernière
de la cinquième ligne, comme on le lit au Livre Terrier du Fief de Boucherville (8 août
1724) :
«
quau
dessus est la veuve St-Amour qui possède un Emplacement de soixante-douze pieds en
carré, chargé des mêmes cens et rentes sur lequel il y a maison, étable, cour et
jardin. »
Denise
passera le reste de ses jours dans cette humble demeure et cest là quelle
mourra. Cependant, elle nen resta pas longtemps propriétaire. En 1724, sa plus
jeune sur Agnès épousait Jean-Baptiste Pinard et il est stipulé à leur contrat
de mariage que :
« pour la
considération que Denise Gautier a pour lesd. futurs époux: elle leur a fait donation
pure et simple entre vifs, dun emplacement situé dans le Bourg de Boucherville
contenant 72 pieds de terre en carré où il y a une maison dessus pour, dud.
Emplacement
jouir en toute propriété
lad donation faite à la charge des cens
et droits seigneuriaux de ce jour à lavenir et que la donatrice se réserve de
demeurer avec eux et loger dans lad. Maison pendant son vivant sy bon luy semble et que
Lesd. futurs époux payant la Somme de dix-huit Livres à Joseph Gauthier qui luy sont
dues pour sa part dud Emplacement. Et si au cas lad. Donatrice ne saccommoderait
point avec les futurs époux, En ce cas ils sobligent Luy faire faire une petite
maison de 15 à 16 pieds en carré sur led. Emplacement Dont elle jouira avec la moitié
du terrain pendant son vivant et après son décès, lad. Maison et led. Terrain
quelle occupera retournera au donataires, car ainsy sont-ils convenus (1) »
(M. Tailhandier, 3-9-1724)
Mise à part
la quittance dont il vient dêtre fait mention, les Archives sont ensuite muettes
durant plus de vingt ans sur Denise Gauthier. On ne la retrouve quau temps où elle
fit son testament le 6 mars 1749. En voici le texte in extenso :
« Pardevant
Antoine Loiseau, notaire Royal de la juridiction Royalle de montréal résidant en la
juridiction Seigneuriale de Boucherville soubsigné et témoins cybas nommez présente
Denise gautier veuve de philippe payet et demeurant au bourg dud. Boucherville, laquelle
saine desprit mémoire Et Entendement ainsy quil Est aparu aud notaire Et témoins
soussigné par sa paroles libre juste et maintient Laquelle Estant malade dans son lit
dans un cabinet qui donne dans la rue Ste-Famille Laquelle de sa bonne volonté sans
suestion de personne a déclaré aud notaire présence des témoins que considérant
lincertitude de toutes choses Et principalement de la mort Et craignant den
Estre prévenue Elle ne voudrait sortire de ce monde sans avoir disposé des biens quil a
plu adieu de luy donner Et à Cette fin a fait et fait par les présents son testament Et
ordonnance de dernière volonté quelle nomme et dicte aud notaire et témoin ainsy quil
Ensuit : Au nom du père et du fils Et du St-Esprit. Premièrement Comme vrai
crétienne et Catholique appostolique Et romaine a Recommandé et recommande son âme
lorsque elle partira de son corps à dieu le père tout puissant Le suppliant par la mort
de notre Seigneur jesus christ Et par lintercession de la Ste-Vierge et de St-Denis son
patron et de tous les autres Saints et Saintes du paradis de la recevoir au nombre des
biensheureux. Item. veut Et Entent lad. Testatrice que Ces dettes soit payé Et tores par
Elle faits Ci aucun Ce trouvet réparez par lexécuteur testamentaire cy-après
nommez. Item donne et lègue lad testatrice Cinq livres pour Estre Aumoner aux pauvres de
la paroisse de la Ste-Famille dud Boucherville qui seront mit Entre les mains de mr le
curé de la aproisse Et au Citot après son décès. Item. Veut Et Entent lad testatrice
que son corps soit Enterré dans le Semetierre avec un service sur son corps Et par cette
Effait il sera pris sur ses biens Cens livres qui seront Employé pour son Enterrement et
Service Et le Restant sera Employé pour lui faire dire Des messes basse de requieme pour
le repos de son âme Et aussitôt après son décès. Item. Donne et lègue lad testatrice
a aniesse gautier feme de Jean baptiste Pinard Cinquante Livres Et tous les meubles et
hardes qui luy restera après son décès pour les bons services et paines quelle Luy a
rendue Et luy rans actuellement Sans rien diminuer à ses prétentions En sadit succession
Et à ligard de ses autres Biens lad testatrice les lessent pour Estre partagés Egalement
Entre tous ses frères et surs y compris lad aniesse gautier Lad testatrice déclare
quelle doit huit livres à jean gautier son frère, aussy lad testatrice donne lègue a
yzabelle pinard sa nièce cinquante livres aussi pour les bons services quelle luy a biens
rendüe Et luy rand actuellement Et lesd Cinquante livres aussi à Elle payée aussi tôt
après son décès. Et pour exécuter le présent testament yceluy augmenter plus tôt que
diminuer, lad testatrice a nommé Et nomme le Sr jacques le beau Et a faute dud Sr Lebeau
le Sr pierre laporte habitant dud boucherville Laquelle les pris dEn prendre la
paine Se demaitant et desaisisant et dévêtant diceux jusquà la concurance de
lentière Exécution de son testament Et yceluy augmenter plutôt que diminuer. Ce
fut ainsy fait. Dicté nommé par lad. Testatrice présence dud notaire Et temoins
sousigné pour Ce appelez Et en présence desquels ayant Esté leut et relut à lad
testatrice par led notaire quelle a dit avoir bien compris ouit et Entendu que tel est son
intention Et dernière volonté Et elle y a persisté Ce qui a Esté ainsy dicté fait et
nomme En la maison dud Sr jean baptiste pinard avent midy Le septième jour de mars mil
sept cent quarante-neuf En présence de martin Cerier menuisier Et du Sr pierre Bergeron
marchand demeurant En ce bourg de boucherville A ce appelez témoin soussigné avec lad
denise gautier testatrice et notaire de Ce interpellez après lecture faitee par eux deux
foy suivant Lordonnance »
Sig.
denise gautié
p
Bergeron
Martin Cirier
ALoiseau, Nre
Denise
Gauthier vécut encore cinq mois après avoir mis ordre à ses affaires temporelles. Elle
séteignit au début du mois daoût dans la maison où 30 ans plutôt elle
avait fermé les yeux à son père et qui avait été le théâtre de sa piété filiale
et de son dévouement fraternel. Elle fut inhumée dans le cimetière de Boucherville le 5
août 1749 en présence de ses frères Pierre et François. Elle était dans sa
soixante-onzième année.
(1) Il semble que les Pinards aient effectivement construit une petite rallonge à la maison de la rue Notre-Dame comme on peut le déduire des premières lignes du testament de Denise.

L'Association de généalogie des familles Gauthier est reconnaissante
de la co-opération de Raymond Gauthier qui nous a gracieusement fourni le texte de cette
historique de Denise Gauthier.
Ces quelques lignes de Raymond qualifie bien son ami Armand Gauthier :
« Membre émérite de la S.G.C.F., Armand Gauthier, 1898-1992, a
été directeur des études à Arvida et professeur à l'Université Laval et à
l'Université de Montréal.
J'ai connu monsieur Armand Gauthier en février 1988 lorsque qu'il résidait avec son
épouse au Manoir de Cartierville, rue Grenet à Montréal. Je retiens de cet homme
quelqu'un de fier et cultivé avec un beau parlé. Il était alors âgé de 90 ans. Nous
avons passé plusieurs samedi après-midi à discuter de généalogie et autres sujets.
Son épouse qui était paralysé depuis plusieurs années assistait toujours à ces
rencontres. Comme il ne faisait plus de généalogie depuis quelques années, il m'a
généreusement transmis l'histoire de notre ancêtre commun - Germain ainsi que celles de
ses enfants. Je vous en souhaite une bonne lecture. »
Raymond Gauthier de Montréal.
Membre #7405 S.G.C.F. / #2533 S.G.Q.
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